Les vitrages de véhicule

Le vitrage auto, un ensemble incontournable du véhicule

Il n’y a pas que le moteur, la vitesse, ni les sièges qui ont de l’importance dans une voiture. Le vitrage auto occupe également une place importante dans la mesure où il assure le confort et la sécurité des passagers et du conducteur en toutes circonstances.

Le vitrage auto, de quoi il est question ?

Le vitrage auto est constitué du pare-brise, des vitres latérales, de la lunette arrière, et des rétroviseurs. Faisant partie intégrante de la voiture, ces éléments ont eux aussi profité de l’évolution incontournable de la technologie. Si, par exemple, le pare-brise était fabriqué à base de verre trempé avant les années 80, il est fait à ce jour à l’aide d’un verre laminé. Telle est d’ailleurs la raison pour laquelle cette vitre est appelée « pare-brise feuilleté ».

Remarque : Quand le vitrage est fait en verre trempé, il est constitué d’une feuille unique. D’une épaisseur allant de 3 à 6 mm, cette feuille de verre monobloc est ultra résistante. Mais malgré ce haut niveau de résistance, elle reste hypersensible aux impacts.

Quels sont les éléments caractéristiques du vitrage auto ?

À l’heure actuelle, les vitres latérales, ainsi que les rétroviseurs sont toujours réalisés à l’aide d’un verre monobloc. La lunette arrière, quant à elle, dépend des constructeurs automobiles. Si certaines sont encore en verre trempé, d’autres sont déjà faites à base de verre laminé, comme les pare-brises. Il n’y a pas que ces derniers qui sont ainsi feuilletés, les lunettes arrière le sont aussi.

Quels sont les avantages d’une vitre feuilletée ?

Les principaux atouts d’une vitre feuilletée résident dans le fait qu’elle soit athermique et qu’elle jouisse de la technologie « détecteur de pluies ». Un autre avantage pour ce type de vitrage est aussi la possibilité de réparation en cas d’impact. Avec une vitre monobloc, il est tout à fait impossible de faire des réparations. En cas de choc brutal, c’est tout de suite la vitre en entier qui se brise. Avec un vitrage feuilleté par contre, les rayures et les fissures ne se trouvent qu’à l’endroit où il y a l’impact. À l’aide d’une résine incolore, les spécialistes ont la possibilité de la réparer.

Quel type de dégât peut-on rencontrer sur l’ensemble du vitrage auto ?

De nombreuses formes de dommages peuvent avoir lieu à l’endroit du vitrage auto. Que ce soit sur le pare-brise, sur les rétroviseurs, sur les vitres latérales, ou sur la lunette arrière, ces dommages font souvent apparition à la suite d’un accident ou d’un acte de vandalisme.

Voici les dommages les plus fréquents qui touchent le vitrage auto :

Quelques mots sur le système de gravure antivol :

La gravure antivol est une technique de sablage visant à marquer certaines vitres du véhicule. Faisant usage d’un pochoir, l’opération consiste à graver les 8 derniers chiffres du numéro de série de la voiture par un procédé de sablage. Bien que le marquage soit fait de manière indélébile, l’intervention n’affecte en rien la solidité de la vitre sur laquelle la gravure a été réalisée.

La gravure antivol et les compagnies d’assurance :

De plus en plus de maisons d’assurance exigent cette gravure antivol actuellement avant d’accepter d’assurer un véhicule en particulier. Sans cette inscription sur le pare-brise, la lunette arrière, et les vitres latérales, les coûts afférents au remplacement ou à la réparation ne sont pas pris en charge en cas de dommage.

Existe-t-il une législation qui régit le vitrage auto ?

Il existe effectivement une loi régissant l’ensemble du vitrage des véhicules. Le principal objectif de cette législation est de ne pas altérer ni faire baisser le niveau de visibilité du conducteur. Cette loi a par ailleurs été complétée par un décret du 13 avril 2016 concernant la transparence des vitres des véhicules. Sa mise en application a commencé au début du mois de janvier de cette année.

Article R316-3 du Code de la route

« Toutes les vitres doivent être en substance transparente telle que le danger d’accidents corporels soit, en cas de bris, réduit dans toute la mesure du possible. Elles doivent être suffisamment résistantes aux incidents prévisibles d’une circulation normale et aux facteurs atmosphériques et thermiques, aux agents chimiques et à l’abrasion. Elles doivent également présenter une faible vitesse de combustion.

Les vitres du pare-brise et les vitres latérales avant côté conducteur et côté passager doivent en outre avoir une transparence suffisante, tant de l’intérieur que de l’extérieur du véhicule, et ne provoquer aucune déformation notable des objets vus par transparence ni aucune modification notable de leurs couleurs. La transparence de ces vitres est considérée comme suffisante si le facteur de transmission régulière de la lumière est d’au moins 70 %. En cas de bris, elles doivent permettre au conducteur de continuer à voir distinctement la route.

Toute opération susceptible de réduire les caractéristiques de sécurité ou les conditions de transparence des vitres prévues aux alinéas précédents est interdite. »

Explication :

Les vitres du véhicule doivent être transparentes pour permettre une bonne visibilité. En d’autres termes, les vitres fumées, en dehors des véhicules officiels, sont interdites. Il faut également qu’elles soient assez robustes pour résister en cas d’accident ou de manifestations climatiques.

Article R412-6 du Code de la route

« Tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent. Ses possibilités de mouvement et son champ de vision ne doivent pas être réduits par le nombre ou la position des passagers, par les objets transportés ou par l’apposition d’objets non transparents sur les vitres. »

Explication :

Le conducteur doit être en bonne position de conduite, sans être encombré par un bagage ou un passager.

Article R316-4 du Code de la route

« Le pare-brise des véhicules à moteur, à l’exception des cyclomoteurs à deux roues, des cyclomoteurs à trois roues non carrossés, des quadricycles légers à moteur non carrossés, des motocyclettes, doit être muni d’au moins un essuie-glace ayant une surface d’action, une puissance et une fréquence suffisantes pour que le conducteur puisse, de son siège, voir distinctement la route.

Le pare-brise doit également être équipé d’un dispositif lave-glace. »

Explication :

Les essuie-glaces et le dispositif lave-glace sur le pare-brise sont obligatoires pour tout véhicule motorisé, sauf ceux à deux, trois, ou quatre roues à moteur non carrossé.

Article R316-1 du Code de la route

« Tout véhicule à moteur, à l’exception des véhicules et matériels agricoles dont la vitesse maximale n’excède pas 40 km/h ou de travaux publics, doit être construit ou équipé de telle manière que le champ de visibilité du conducteur, vers l’avant, vers la droite et vers la gauche soit suffisant pour que celui-ci puisse conduire avec sûreté. »

Explication :

Il est nécessaire que le conducteur d’un véhicule à moteur ait une bonne visibilité pour pouvoir conduire en toute sécurité.

Article R316-6 du Code de la route

« Tout véhicule à moteur, à l’exception des véhicules et appareils agricoles n’ayant pas de cabine fermée, doit être muni d’un ou de plusieurs systèmes de vision indirecte, disposés de façon à permettre au conducteur de surveiller de son siège la route vers l’arrière du véhicule quel que soit le chargement normal de celui-ci et dont le champ de visibilité ne comporte pas d’angle mort notable susceptible de masquer un véhicule s’apprêtant à dépasser. »

Explication :

Un dispositif de vision directe doit être mis en place à l’endroit de tout véhicule sans cabine close pour que le conducteur puisse bien apercevoir les voitures roulant derrière et désirant le dépasser.

 

Qu’est-ce qui pourrait se passer en cas de non-respect de ces lois ?

Si une ou plusieurs de ces règles ne sont pas respectées par le conducteur, ce dernier peut faire l’objet d’un retrait de trois points sur son permis. Une amende de 135 euros pourrait également lui être infligée, selon le degré de son délit.

 

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